J'avais déjà les boules de rentrer d'une semaine à Serre Chevalier et laisser derrière moi la poudreuse, le soleil et les potes... et il a fallu que la SNCF en remette un couche.
Dans le taxi qui m'accompagnait à Oulx, la gare la plus proche de la station, je découvre que je vais en Italie. Adieu l'idée d'accompagner ces 5 heures de voyage avec tous les mags dont je rêvais...
J'arrive à la gare TGV, certainement la plus petite gare d'Europe... Je tends à la guichetière (qui ne parle ni français, ni même anglais) mon billet électronique. Grâce à l'intervention d'une interprète de fortune, je comprends que le billet que la SNCF m'a vendu ne peut m'être donné puisqu'ils n'ont pas le même système informatique. L'hallu ! J'ai donc dû m'acquiter d'un billet italien (85 euros quand même) pour monter à bord d'un TGV français (enfin... on va dire européen).
Une fois à l'intérieur, le controleur italien m'a gentillement renvoyé vers la SNCF... La "frontière" passée, le controleur français m'a invité à envoyer un courrier pour me faire rembourser... Ca promet.
J'ai donc terminé mon voyage dans un wagon pourri, à me faire chier, sur un fauteuil défoncé, à côté d'un petit vieux qui puait et s'entêtait à me parler... Autant dire que je suis de très mauvais poil.